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Faille

Numéro de Certificat : 20180416025543
Droit de suite : 5 % Le droit de suite accorde aux artistes en arts visuels le droit de partager les retombées commerciales de leur travail en leur donnant droit à un pourcentage du prix de vente chaque fois qu’une de leurs œuvres est revendue par l’entremise d’une maison de vente aux enchères ou d’une galerie commerciale.

Année : 2018
Format : 185x51x5 cm (73x20x2)
Support : Tilleul
Technique : Huile

Luc PELLETIER

Les questions qui l’avaient poussé aux études post-secondaires étaient de nouveau dans les pages de son cahier de notes. Interrogations sur le sens de la vie. L’existence et l’essence sont elles faite de relations aux objets ou de relations aux autres ? Quelle est ma raison d’être ? Quelle est ma passion d’être ? Sa recherche artistique a contribué, avec le yoga, la paternité et ses lectures, à orienter et cibler des éléments de réponse qui prenaient consistance dans la création artistique. L’expression artistique se matérialise dans des textes poétiques, des actions performatives et la sculpture sur matière ligneuse (pièce d’arbre récupéré). Une réflexion organisée, l’inspiration matinale et le déjà-là sont le labo et le terrain de jeu de Luc Pelletier, artiste en arts visuels. Sa réflexion se mue en quête qui l’invite à s’effacer pour laisser place à la matière, au déjà-là. L’inspiration matinale révèle la poésie écrite qui germe en sculptant. L’excursion dans le déjà-là se manifeste par l’état de présence affiné grâce à la pratique du yoga, du performatif et d’un rituel. En d’autres mots, mettre des mots sur les états changeants de l’humeur est une mission possible quand les moyens font appel à l’art, l’art par le canal de créativité d’où est initié le geste de prélever la matière ligneuse d’une pièce de tilleul, de pruche, de tremble, d’épinette, le geste de l’écriture et le geste performatif. « Depuis 2015, mes recherches portent sur l’existence humaine et l’expression de l’intériorité (corps-à-corps avec soi; Sans cime ni racine; Peu importe ; Yellow Forest). J’aborde le travail de prélèvement de la matière avec vulnérabilité et sensibilité. Cela altère ma vision de la pièce finie et laisse place à ce que me dévoilera l’informe de la pièce de bois. J’utilise des scies à chaine pour arriver à la forme essentielle. Le contour des volumes rappelle des éléments de la nature dont le corps humain. Les cicatrices des outils font écho au sillage d’une vie humaine. Calciner la surface met en valeur les cernes annuels et la texture. Appliquer de la couleur, en brossant le relief en surface, accentue le contraste du lisse/brute. Les cernes annuels créent de la répétition, du mouvement, du rythme. L’unité, la proportion m’importent dans la composition. Comme dans la vie j’ai besoin d’équilibre, les volumes sculptés doivent s’équilibrer. Le choix des formes organiques ou libres est essentiel. Les pièces dégagent une atmosphère de douce interrogation, de confortable réflexion, sans anxiété, comme une impression d’oasis de paix intérieure propice à la lecture qui fait grandir. Les faces lisses et les arêtes arrondies suggèrent le réconfort et l’apaisement.

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