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Artcertificate | Editez vous-même vos certificats d'authenticité

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Numéro de Certificat : 20170405090415


Année : 2016
Format : 40x40 cm
Support : Toile coton sur châssis
Technique : Peinture à l\'huile

Evelyne LAIR

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El est née sur une terre de vents et de plateaux, à quelques coudées de l’Aubrac, dans ce pays appelé le Causse où elle grandira, qu’elle n’aime rien tant que parcourir enfant en solitaire, au soir tombé, quelle que soit la saison. « Il existe un caractère pictural puissant, propre au Causse et, plus loin, à cet Aubrac. Des filtres que les applis Instagram n’ont pas encore inventé », me déclara-t-elle un jour, dans une rare confidence sur cette enfance voisine des territoires arpentés par Soulages, car très vite, sa tête s’était tournée ailleurs. Mais est-ce un hasard si le premier à s’offrir à son regard fut Guernica ? Ce seront donc les Beaux-Arts dont elle rêve, et ceux de Toulouse qui l’accueilleront en premier, avant l’exil à Cracovie, qui va balancer sa vision de l’académisme. Le regard de l’autre, déjà présent. Elle s’y retrouve et craint de s’y perdre. Après ses années de formation, El tiendra un cap fermement axé sur le développement de la perception, la compréhension et l’utilisation des codes visuels dans sa praxis. Cette connaissance la rassure-t-elle ? On peut voir dans sa démarche et son cadre une part d’ascèse pouvant évoquer celle de ces samouraïs à l’esprit entièrement occupé par la cérémonie du thé ou leur calligraphie, dans les rares moments où leurs talents guerriers ne sont pas employés par leur seigneur. Ou une manière de continuer à incorporer de nouveaux éléments en se dotant d’un cadre rassurant pour finalement le subvertir. Car on n’échappe pas à ce travestissement pour se trouver soi-même. Toujours est-il que cela va nourrir cette évolution qui la voit retourner vers le support physique de la peinture, comme un besoin primaire, de source, d’odeur, de corps. Loin de ces peintres qu’elle aime, la figure de l’autre se présente à travers des animaux, souvent extraits de représentations populaires, qui interrogent notre rapport à l’altérité et donc aux valeurs. Car si dans ces postures, ces figures, ces expressions, nous retrouvons une familiarité, quel rapport au réel entretiennent-elles ? Et nous ? Frédéric Lau